Un préjugé qui revient souvent : « la scène metal est majoritairement orientée à droite, vers le fascisme » et le racisme.
Il est vrai que le metal extrême est une musique où les « noirs » et les peuples de « couleurs » sont aujourd’hui encore très minoritaires. « Les noirs préfèrent le rap, les blancs le metal[1]». Mais comme nous l’avons vu, dans certains pays le metal est prohibé de manière très violente, et en écouter pourrait avoir pour conséquence un séjour en prison, car il est vu comme une entrave à la religion.
« Leur passion, par son sentiment tribal, induit une tolérance par le partage esthétique qu’elle propose. Autrui est différent car il est heavy métalleux ou death métalleux mais il appartient tout de même à ma tribu. Je le fréquente dans les festivals metal et après tout, il partage le même type d’émotion esthétique que moi. Il y a des groupes qui nous transportent, le sien est de heavy metal, le mien est de black metal mais la volonté de transcendance est la même. Qu’importe que mon voisin soit noir ou arabe, du moment que du metal lui coule dans les veines, je pourrais toujours parler avec lui. A l’inverse, s’il est comme moi, de la même région, du même village mais qu’il écoute Madonna, je ne vais rien pouvoir lui dire, rien partager avec lui, hormis des banalités[2] ». Le metal est un refus de la banalité, si bien que l’individu qui écoute du metal, va pouvoir entretenir une bonne entente avec une personne d’origine arabe qui écoute également du metal, et exécré son voisin qui écoute de « la soupe ». L’individu est alors identifié par rapport à ses goûts esthétiques, sa tenue vestimentaire, mais jamais par rapport à son origine géographique, raciale ou sociale.
De nombreux groupes comme Rammstein, Accept, Kiss, Slayer ou encore Therion furent accusés à tort d’être liés au courant d’extrême droite nazisme car ils faisaient des références au régime nazi :
Le black metal « s’est fait connaître dans les années 1990 pour ses excès criminels et parfois des sympathies pour des idéologies d’extrême droite », comme Burzum, même si aucune de leur chanson ne traite d’une quelconque forme de discrimination ou encore Marduk qui fait référence au thèmes de la Nuit de Cristal ou la Nuit des Longs Couteaux utilisés de façons détournées. Mais Marduk ne se rallie pas à cette idéologie, même s’il en parle fréquemment dans ses chansons. Ces groupes restent très minimes.
Toutefois, même si ces groupes se déclarent racistes, voire nazies, leurs fans n’adhèrent pas spécialement à leur idéologie. Il est possible d’apprécier le travail musical d’un groupe sans forcément partager les thématiques employées dans les chansons.
Par contre il est vrai que certains groupes pourraient nous faire conduire à de tels propos, comme :
Mais en venir à de telles suppositions relève de la psychose.
De nombreux groupes tels que Accept, Trust, Anthrax, Napalm Death, Kreator, Iron Maiden, Therion, Sepultura, Suicidal Tendencies s’opposent au racisme, au fascisme et au nazisme.
Il est parfois difficile de faire la part des choses entre le goût de la provocation, la conviction réelle ou la « bêtise crasse ».
Cela étant ce genre de groupes restent en très grande minorité dans le milieu du metal.
Rammstein
[1] Anthropologie du metal extrême – Nicolas Walzer – Edition Camion Blanc – Page 109.
[2] Anthropologie du metal extrême – Nicolas Walzer – Edition Camion Blanc – Page 131-132.
[3] http://fr.wikipedia.ord/wiki/Heavy_metal_(musique). Site consulté le 25/09/2008
[4] Hard rock, heavy metal, metal : histoire, cultures et pratiquants – Fabien Hein – Musique et société – Page 189.