« Noir » (14 fois), « sombre » (11 fois), « Suicidaire » (6 fois), « dépression / déprimé » (2 fois), « alcool » (2 fois), « anarchiste » (2 fois), « excès » (1 fois), « souffrance » (1 fois), « défoncé » (1 fois), « sensible » (1 fois), « tourmenté » (1 fois), « tragédie » (1 fois), « scarification » (1 fois), « antisocial » (1 fois).
« Noir » (1 fois)
Les intégristes religieux propagent une rumeur selon laquelle certains albums de Heavy Metal comporteraient des messages subliminaux qui encourageraient les personnes qui les écoutent à vénérer le Diable ou encore à se suicider. De nombreux disques de Hard Rock et de Heavy Metal ont été accusés – à tort – de contenir ce genre de messages. Un message est dit subliminal lorsqu’il est perçu par les sens et analysé par le cerveau mais non communiqué à la conscience. Il peut être vidéographique, sonore ou pictographique.
Deux groupes connus internationalement ont eu de nombreux problèmes avec la justice :
Judas Priest fut également accusé d’avoir dissimulé des messages subliminaux dans la chanson Dream Deceiver[2], qui aurait poussé au suicide « communs » de deux jeunes adolescents fan du groupe. Les parents ont alors portés plainte mais le groupe fut acquitté après la découverte des comportements des deux jeunes qui étaient profondément perturbés, grands consommateurs de drogue et d’alcool, en difficultés scolaire et professionnel, fasciné par les armes à feu et issu de familles instables.
Mais un adolescent fan d’Ozzy Osbourne se donne la mort en 1985 et ses parents accusent donc le chanteur du suicide de leur fils. Suite au procès, on accuse le chanteur d’avoir inclus des messages subliminaux dans ses chansons. Le chanteur dément, et est déclaré non coupable, car impossible d’un point de vue musicologique de prouver l’insertion de tels messages. De plus la victime souffrait de dépression et connaissait des problèmes au sein de sa famille.
Les deux morceaux célèbres qui auraient contenu des messages subliminaux :
Le chanteur, Alice Cooper, décide d’écrire à la suite de ces accusations une chanson contre le suicide : Hey Stoopid[4]. Il déclare qu’ « il est juste impensable que quelqu’un puisse écrire une chanson qui incite un môme à se suicider. Chaque fois qu’un môme se tue, ils essaient de voir quel disque il écoute, au lieu de chercher ce qui se passait chez lui ».
Le groupe de thrash metal, Sacred Reich s’empare du sujet d’une façon plus polémique dans sa chanson Who’s To Blame[5] ? où il insiste sur le fait que tous les artistes accusés n’étaient en réalité que des boucs émissaires et que la raison du mal-être des adolescents résidait dans leur environnement familial.
Aux Etats-Unis, apparaît en 1985 un groupe de pression : le Parent’s Music Ressource Center, le PMRC, dont le but est de lutter contre l’obscénité et la pornographie dans la musique Rock.
Selon l’historienne Anne Benetollo, le PMRC « naît dans un contexte de renaissance religieuse et de puritanisme. Les idées que le groupe développe vont remporter une large audience car il choisit de se battre contre les fléaux qu’une majorité d’Américains rejette alors, tels que la pornographie, la consommation de drogues, le satanisme et la violence ».
Le PMRC énumère 15 chansons à succès, à proscrire, voire à bannir, selon leur thème : le sexe, le satanisme, la violence, la drogue et l’alcool[6] :
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Artiste |
Titre de la chanson |
Contenu des paroles |
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1 |
Prince |
Darling Nikki |
Sexe, masturbation |
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2 |
Sheena Easton |
Sugar Walls |
Sexe |
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3 |
Judas Priest |
Eat Me Alive |
Sexe |
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4 |
Vanity |
Strap On Robbie Baby |
Sexe |
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5 |
Mötkey Crüe |
Bastard |
Violence |
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6 |
AC/DC |
Let Me Put My Love Into You |
Sexe |
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7 |
Twisted Sister |
We’re Not Gonna Take It |
Violence |
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8 |
Madonna |
Dress You Up |
Sexe |
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9 |
W.A.S.P. |
Animal (Fuck Like a Beast) |
Sexe |
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10 |
Def Leppard |
High ‘n Dry |
Drogue, alcool |
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11 |
Mercyful Fate |
Into The Coven |
Satanisme |
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12 |
Black Sabbath |
Trashed |
Drogue, alcool |
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13 |
Mary Jane Girls |
Into My House |
Sexe |
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14 |
Venom |
Possessed |
Satanisme |
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15 |
Cyndi Lauper |
She Bop |
Sexe, masturbation |
Le PMRC n’ayant pas put censurer certaines productions discographiques, a tout de même réussi à obtenir auprès de la
majorité de l’industrie du disque, l’apposition de la mention « Parental guidance – Explicit Lyrics » sur certains enregistrements jugés « dangereux ». Il est à l’origine des autocollants sur certains albums, qui portent les mentions « Parental Advisory Explicit Lyrics Parental Advisory ».
Le PMRC a accusé de nombreux groupes comme Styx, Rush, Judas Priest, Pink Floyd, Van Halen, Kiss, Queen, d’avoir recours à des messages subliminaux dans leurs chansons pour inciter leur auditoire à boire de l’alcool, à se droguer et à vénérer Satan.
Actuellement le PMRC a beaucoup perdu de son influence, et cède aujourd’hui le terrain à d’autres groupes de pression, plus extrémistes encore[7].
en noir et blanc de Tammy Faye Bakker ayant une “sodomie” avec son mari (et télévangéliste) Jim Bakker.Yo Tip, what's the matter? You ain't gettin' no dick?
You're bitchin' about rock'n'roll, that's censorship, dumb bitch
The Constitution says we all got a right to speak
Say what we want Tip, your argument is weak
Autres groupes :
Dans certains pays le metal est prohibé de manière extrêmement radicale. Ils arrivent souvent que des malais, égyptiens, soient condamnés pour leurs goûts musicaux[10].
En février 2003, quatorze jeunes marocains ont été condamnés par leur pays à des peines de prison ferme (de un mois à un an) pour avoir joué et écouté du Hard Rock. Leurs juges ont estimé qu’ils avaient mené une « tentative d’ébranler la loi des musulmans »[11].
Rage Against the Machine
[1] Cf en pages annexes « autres documents », les paroles de la chanson Better By You, Better Than Me de Judas Priest.
[2] Cf en pages annexes « autres documents », les paroles de la chanson Dream Deceiver de Judas Priest.
[3] Cf en pages annexes « autres documents », les paroles de la chanson Suicide Solution d’Ozzy Osbourne.
[4] Cf en pages annexes « autres documents », les paroles Hey Stoopid d’Alice Cooper.
[5] Cf en pages annexes « autres documents », les paroles Who’s To Blame de Sacred Reich.
[6] Source du tableau http://en.wikipedia.org/wiki/Parents_Music_Resource_Center
[7] Hard rock, heavy metal, metal : histoire, cultures et pratiquants – Fabien Hein – Musique et société – Page 193.
[8] http://en.wikipedia.org/wiki/Parents_Music_Resource_Center
[9] Clip vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x3fu1m_tool-hush_music. Site consulté le 4/12/08.
[10] Cf en pages annexes « articles », « Des étudiants égyptiens aisés aimaient le hard rock et « adoraient » Satan. Les autorités religieuses exigent un châtiment exemplaire » d’Alexandre Buccianti paru dans Le Monde le 12 février 1997 et « Au Maroc, haro sur le hard rock en T-shirt noir » de Jean Pierre Tuquoi paru dans Le Monde le 13 mars 2003.
[11] Hard rock, heavy metal, metal : histoire, cultures et pratiquants – Fabien Hein – Musique et société – Page 194.