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Découvrez la culture du metal, ses préjugés et ses on-dit

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(médiatisation) Commentaire sur les constellations d'attributs de Moles - Médiatisation du mouvement

 « Peu médiatisé » (2 fois), « Méconnu des personnes » (1 fois), « Plus boycotté que le rap » (1 fois).

« Dommage préjugé » (1 fois).


Les médias confondent le black metal avec le gothic, le rock et les autres styles de metal. Ils voient dans le black metal le diable, une simple mode d’adolescents puérils, une branche politique radicale ou encore « du bruit ». Les médias sont les premiers à véhiculer les stéréotypes et les préjugés concernant le Metal.

Il existe également de nombreux amalgames entre le nazisme, le satanisme et le gothisme qui sont évidement propagés par les médias et par des ecclésiastiques qui n’ont pas de réelles connaissances sur le sujet comme Benoît Domergue, voire par c ertains auteurs comme Jacky Cordonnier et Paul Ariès[1].

Les musiciens de groupes metal et tous les acteurs de ce mouvement cherchent à se défaire de cette étiquette négative. Ce qu’ils n’hésitent pas à faire lorsqu’ils ont l’occasion d’expliquer leur point de vue sur la tribu black metal et ses critères marginaux. Ils veulent faire savoir qu’ils respectent les codes conventionnels de conduite en société.

D’après Necrowarrior (Duaël) :

« De toute façon le black metal a toujours eu un rapport très ambigu avec les médias, d’un côté on se plaint du côté sensationnaliste (ne s’attarder que sur les profanations ect.), d’un autre côté passer pour effrayant aux yeux de la presse (et donc du grand public) nous est particulièrement jouissif … De toute façon ce qui est clair, c’est que la médiatisation, on la subit, alors quoique l’on pense ça n’a jamais rien changé[2] … ». La plupart des acteurs de la scène metal condamnent les médias, qui s’emparent de la tribu metal, alors que certains s’énorgueillisent de se voir affublés une dimension subversive et dangereuse[3].

L’opinion publique  juge les métalleux comme des délinquants. Elle confond  « délinquance et déviance, marginalité sociale et subculture marginale ». D’après Durafour « nous confondons régulièrement culture marginale et marginalité sociale, celle-ci renvoyant très précisement à la délinquance, aux drogués, aux inadaptés sociaux. Ceux qui conservent un tel style dans leur vie professionnelle doivent choisir un métier qui tolère ces extravagances en ce qui concerne le look, notamment ; mais, on ne peut pas les associer à des marginaux car, comme le prouvent les entretiens, ils expriment le désir d’être socialement et professionnellement intégrés ».

Mais les métalleux ne sont affectés, tout comme la tribu gothic, à la marge pour le simple choix de l’être. Ils le sont par un jugement et des goûts différents de ceux de la société en général. Ils sont marginaux culturellement. C’est un constat qui se fait extérieur à eux. Les black métalleux sont des personnes « nomales » mais qui ont une sensibilité artistique, esthétique et musicale peu commune. Leurs goûts pour les thématiques sombres semblent plus aiguisés que la moyenne. Ils présentent des sensibilités plus atypiques qui les éloignent de la « masse » selon leur expression.

Les reportages qui passent sur m6, comme zone interdite ou encore envoyé spéc iale n e savent pas de quoi ils parlent. Ce sont eux qui véhiculent les préjugés et les  « on-dit » à l’audimat. Seuls les documentaires sur Arte (la 5ème) valent le coup, car ils sont objectifs. Fabien Hein le confirme « La télévision s’en est fait une spécialité. Hormis quelques rares documentaires réalisés par des journalistes scrupuleux et tendant à l’objectivité (diffusés par Arte ou sur le réseau câblé), la télévision grand public continue de traiter le monde du metal sur la base d’une équation extrêmement réductrice : metal = violence, ou alors metal = satanisme. ». « Au final l’impact massif de ce genre d’emission, plutôt que d’éclairer le débat ne contribue souvent qu’à l’obscurcir et dans un certain sens, à construire une stigmatisation des amateurs de metal. Toutefois ces moyens de propagation restent diffus. Dans d’autres pays, les représentations sociales sont soutenues par une série d’opposition frontales, certaines fois radicales, s’exerçant sous les traits d’un travail de censure[4] ».

La victoire de Lordi à l’eurovision 2006 a montré l’intolérance des deux présentateurs vis-à-vis d’un style musical trop peu connu. Leur victoire a tout de même permis une certaine ouverture d’esprit.

« La fatwa lancée dernièrement contre le black metal par des islamistes et l’emprisonnement temporaire de métalleux marocains parce que le tribunal les jugeait insultants à l’endroit de l’islam, on cer ne la portée du problème métallique au sein de cette communauté[5] ». La Fatwa dénonce le black metal car le metal est un emblème occidentale.

Rash est un des rares métalleux maghrébins : « le gros de mes problèmes n’est pas venu des métalleux européens, même si parfois, il a fallu que je mette les choses aux « poings », ma plus grande source de préoccupation venait de la communauté nord-africaine… Bah oui, pour eux j’étais pire qu’une brebis galeuse ».

Ce n’est pas à la TV de décider ce qui fait l’essence d’un mouvement. Et heureusement …

Thierry Ardisson, dans un ancien magazine rock’n folk répond à une question d’un journaliste qui lui demande pourquoi le rock  et le metal sont si absents de la télévision française : « Le rock n’a pas sa place à la télé, c’est aussi simple que ça ».



[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Heavy_metal_(musique). Site consulté le 25/09/2008.

[2] Anthropologie du metal extrême – Nicolas Walzer – Edition Camion Blanc – Page 239-240.

[3] Anthropologie du metal extrême – Nicolas Walzer – Edition Camion Blanc – Page 238.

[4] CF en pages annexes « Les articles » : « Au Maroc, haro sur le hard rock en T-shirt noir » de Jean Pierre Tuquoi paru dans Le Monde le jeudi 13 mars 2003, et « Des étudiants égyptiens aisés aimaient le hard rock et « adoraient » Satan. Les autorités religieuses exigent un châtiment exemplaire » de Buccianti Alexandre paru dans Le Monde le 12 février 1997.

[5] Anthropologie du metal extrême – Nicolas Walzer – Edition Camion Blanc – Page 158.


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